Naples : entre chaos et authenticité

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  • Publication publiée :3 août 2026
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Je ne peux pas faire un article de blog lambda sur Naples. Parce que Naples, c’est son histoire encore marquée sur ses murs, son culte pour Maradona, la domination officieuse de la mafia, mais surtout, le caractère passionné de ses habitants. Cet article a pour intention de vous immerger dans l’âme de Naples, plutôt que de vous faire une liste de choses à cocher une fois arrivé en terre napolitaine (ça, c’est à la fin). Cette ville va vous dérouter si vous lui ouvrez votre coeur, sans aucun doute. Je suis passée de la détester à l’adorer, voyons comment…

De Neapolis à Napoli : un peu d'histoire

La Naples que l’on connaît aujourd’hui est un mélange de civilisations et d’influences culturelles diverses qui se sont succédées. On remonte vers 750 avant J.-C., avec tout d’abord l’empreinte grecque. Venus d’Eubée, les grecs fondent l’île d’Ischia avant de l’abandonner pour le continent, et de créér Cumes.

Cette bourgade, située au nord-ouest de la Naples d’aujourd’hui, va croître et prendre de l’ampleur. Elle en devient une puissance régionale et un lieu stratégique de contrôle maritime. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque.

L’envie de mieux protéger la baie de l’actuelle Naples va pousser les Cumiens à fonder un comptoir commercial qu’ils nommeront Parthénope.

Dans la mythologie grecque, Parthénope est une sirène, mi-femme, mi-poisson, qui échoue à séduire Ulysse (on est d’actualité avec la sortie de L’Odyssée de Nolan). Ne supportant pas d’avoir failli à sa mission, Parthénope se serait jetée à la mer et son corps se serait échoué sur l’îlot de Mégaride, là où se trouve le Castel dell’Ovo, à Naples.

Revenons à la carte de l’époque. On a Cumes puis le port grec de Parthénope.

Quelques décennies plus tard, vers 470 av. J.-C., des affrontements éclatent, chacun essayant de grappiller du territoire pour augmenter son pouvoir, les grecs remportent une victoire décisive face aux Étrusques. Forts de leur victoire et ambitieux, les grecs décident alors de fonder une cité plus grande qui prendra le nom de Neapolis, littéralement nouvelle ville. L’ancienne cité est rebaptisée Palaepolis, la vieille ville.

À noter que Naples a conservé une partie du tracé urbain antique à l’époque grecque. Elle est l’une des rares villes au monde où l’on marche encore dans les pas des Grecs anciens. Son centre historique conserve le plan en damier de Neapolis, fondée il y a plus de 2500 ans. La très connue rue de Spaccanapoli, qui fend en deux la ville, mais aussi la Via dei Tribunali, reprennent les anciens axes de la cité grecque. Sans compter l’ancienne ville grecque qui se cache sous la Naples moderne dans les souterrains.

La Naples romaine

En 326 av. J.-C., Rome conquiert Naples. Cependant, la cité va conserver des allures grecques car les romains admirent la culture grecque. Elle devient un pôle culturel hellénistique et un lieu de villégiature prisé. On y vient pour apprendre le grec, étudier la philosophie, construire des villas ou encore profiter de son climat.

Les siècles passent puis en 79 après J.-C. survient la tristement célèbre éruption du Vésuve. Cet événement détruira Pompéi, Herculanum, Oplontis, et Stabies. Naples est suffisamment éloignée pour être épargnée mais la ville reçoit des cendres volcaniques, des secousses sismiques, sans négliger la frayeur collective qui s’abat sur les habitants des environs. Des survivants des villes voisines affluent et le rôle qu’occupe Naples dans la région se renforce et devient central.

À partir du 18ème siècle après J.-C., la redécouverte des villes ensevelies et de leurs vestiges, comme Pompéi, fait de Naples le coeur de l’étude de l’Antiquité. On y vient pour des fouilles, les collections enrichissent les musées. Le volcan devient un symbole qui a façonné la Naples que l’on connaît aujourd’hui, la ville étant en grande partie construite avec du tuf volcanique. Le Vésuve c’est à la fois celui qui peut détruire mais celui qui fournit aussi le matériau pour rebâtir, c’est la puissance indomptable mortelle et la fertilité qui permet la vie grâce à ses sols, les fameux Champs Phlégréens. Le paradoxe napolitain.

De la chute de l’empire romain à aujourd’hui

En 476, l’empire romain disparait. Naples passe sous le contrôle byzantin. Elle devient progressivement une cité maritime autonome, gouvernée par ses propres ducs.

Vers 1140, les Normands intègrent Naples à leur royaume et la ville perd son indépendance politique.

En 1266, Charles d’Anjou nomme Naples comme la capitale de son royaume. C’est un tournant pour la cité qui voit sa population croître rapidement. Elle devient l’une des plus grandes villes d’Europe.

En 1442, Alphonse V d’Aragon conquiert Naples et apporte la Renaissance. Puis vient la domination espagnole à partir de 1503.

C’est à cette époque que les espagnols construisent les Quartiers Espagnols pour loger les troupes chargées de contrôler la ville. On y développe notamment le baroque. Après la guerre de Succession d’Espagne, Naples passe temporairement sous domination autrichienne.

En 1734, ce sont les Bourbons qui reprennent l’indépendance du royaume. C’est l’âge d’or, Naples devient l’un des états les plus prospères d’Europe.

En 1799, Naples connaît une brève expérience révolutionnaire, fortement inspirée par la révolution française. La ville est proclamée République napolitaine pendant une période éphémère.

En 1815, Naples redevient capitale d’un royaume indépendant jusqu’à l’unification italienne. En 1860, Garibaldi entre à Naples et la ville est intégrée au nouvel État italien. C’est ici que cette période fait débat. Tout comme nous la partager la guide napolitaine qui nous a retracé l’histoire de sa ville, pour certains, l’unification italienne apporte un état moderne. Mais pour d’autres, elle signe le déclin économique du sud alors très prospère à cette époque. Le pouvoir se concentre sur le nord et une forte émigration vers les Amériques commence.

Naples ne sera pas épargnée par la seconde guerre mondiale. En septembre 1943, les napolitains se soulèvent contre l’occupation allemande, connu sous le nom des Quatre journées de Naples. La population parvient à libérer la ville avant l’arrivée des troupes alliées.

Avec toutes ces traversées, on comprend mieux Naples, sa résilience et son adaptation. C’est une ville qui a vécu de nombreuses occupations. La continuité de son histoire y reste très présente avec le tracé des rues grecques qui structure encore le centre ville, les vestiges romains, les châteaux médiévaux, les palais de la Renaissance, les églises baroques, etc. Tout coexiste dans un même paysage, c’est fascinant. Très peu de villes offres une telle superposition de près de trois millénaires d’histoire.

Naples : une décharge à ciel ouvert ?

Parlons à présent de la première chose qui va sûrement vous piquer les yeux une fois vos premiers pas franchis, au-delà du bruit, de ses trottoirs défoncés, et du chaos de sa circulation, ce sont les déchets. Partout. Des poubelles qui débordent, des mégots à perte de vue, des détritus à chaque regard, et en pleine chaleur, les odeurs qui vont avec. Dépeinte comme ça, on est d’accord que ça ne donne pas envie. Mais comprenons pourquoi.

La question des déchets est bien plus profonde qu’il n’y paraît, elle est liée à l’histoire sociale, politique et économique de la Campanie, la région italienne où siège Naples. Parlons de la Camorra.

L’organisation criminelle dominante ici est appelée la Camorra, une structure tentaculaire composées de nombreux clans. À partir des années 80-90, certains de ces clans comprennent que les déchets représentent une activité hautement rentable et pérenne. Et oui, il n’y a pas que le trafic de drogue, la contrebande ou encore le racket du commerce local. Les déchets deviennent aussi un business mafieux.

Le traitement des déchets industriels coûte cher et pour certaines entreprises, il est tentant de s’en débarrasser illégalement à moindre coût. C’est là que des intermédiaires en lien avec la Camorra entre en jeu pour offrir des solutions : récupérer les déchets, les transporter, les enfouir clandestinement dans des terrains agricoles ou des carrières abandonnées.

C’est le début du phénomène appelé « Terra dei Fuochi », Terre des feux. Ce terme désigne une zone située entre Naples et Caserte où des milliers de tonnes de déchets industriels sont abandonnés et brûlés en toute illégalité. Je vous laisse deviner les conséquences dramatiques : pollutions des sols, contamination des nappes phréatiques, fumées toxiques, danger sanitaire pour les habitants des environs.

En 2008, le problème atteint son apogée lorsque des tonnes d’ordures s’accumulent dans les rues de Naples. Des images qui font le tour du monde, on a déjà vu ça aussi en France avec Marseille. Et je peux vous dire qu’après y être allée en juillet 2026, le problème est toujours présent.

Encore une fois, le paradoxe napolitain. D’un côté, un patrimoine exceptionnel qui témoigne d’une richesse passée, une identité culturelle forte, mais aussi des décennies de fragilités économiques et politiques. Naples est populaire, les napolitains sont attachés à leur territoire, elle garde une aura authentique malgré des bâtiments en lambeaux, des tags partout, des routes complètement cassées, et des déchets à perte de vue. L’emprise criminelle n’est pas la seule explication mais elle y est pour beaucoup.

Le culte à Maradona

Quand tu visites Naples, y’a Maradona qui vient avec. Diego Maradona, célèbre footballeur argentin, que dis-je, légende du foot pour les aficionados, est présent partout dans les rues de la ville. Alors pourquoi est-il si important ici ?

En 1984, Maradona arrive au club SSC Napoli, club qui n’a jamais remporté le championnat d’Italie. À l’époque, le football italien est dominé par les grands clubs du nord, comme la Juventus de Turin, l’AC Milan et l’Inter Milan.

Quant à Naples, elle souffre d’une réputation de ville pauvre, marquée par le chômage et les préjugés. Les habitants du sud de l’Italie se sentent souvent méprisés par une partie du nord. Pourtant, Maradona choisit de rejoindre Naples alors que d’autres clubs plus prestigieux auraient pu l’accueillir. Évidemment le club napolitain a payé une somme record, ne nous leurrons pas non plus.

Et c’est une revanche que Maradona va offrir à Naples et plus largement au sud de l’Italie :

  • son premier Scudetto en 1987 (titre décerné au champion d’Italie de football en première division) ;
  • un deuxième en 1990 ;
  • la Coupe UEFA en 1989 ;
  • une Coupe d’Italie et une Supercoupe d’Italie.

Des victoires qui dépassent le simple cadre sportif et offre aux napolitains le sentiment que leur ville peut rivaliser avec les puissants du nord.

Sans oublier les origines de Maradona auquel pouvait s’identifier les napolitains. Issu d’un milieu très modeste en Argentine, il avait un caractère rebelle, du relief, et vivait avec excès. Un homme talentueux, passionné, imparfait et qui défiait les élites.

Le culte de Maradona est presque religieux ici. Il est une icône populaire que l’on retrouve sur les des fresques murales parfois gigantesques, notamment dans les Quartiers Espagnols (où on nous a dit que c’était le seul quartier pour l’Argentine lors de la finale de la coupe du monde contre l’Espagne). Des autels sont à son effigie avec bougies, fleurs et maillots, mais aussi des boutiques qui lui sont entièrement consacrés. Il a même son propre musée ici.

Dans cette vidéo très courte, Julie Andrieu discute avec des italiens de cette adoration pour Maradona.

Que faire à Naples ?

On y vient. Quels sont les incontournables à faire par ici !

Nous sommes restés 6 jours à Naples, ça peut paraître beaucoup pour une ville, la plupart des autres touristes avec qui nous avons discuté n’y étant que pour 2 ou 3 jours. Tout dépend de vos envies et préférences car en effet, il est courant ici de coupler Naples avec la visite de la côte amalfitaine : Sorrente, Amalfi, Salerne, etc.

Avec du recul, je ne regrette pas d’avoir passé 6 jours à Naples, incluant une excursion à Pompéi. Parce que cette durée m’a vraiment permise de la découvrir, de prendre le pouls de cette ville, de son art de vivre. J’ai appris à apprécié son chaos, à être touchée par ses rues, et c’est ce genre d’expérience que je souhaite vivre aujourd’hui. Habiter une ville un moment plutôt que la survoler en ne voyant que les aspects touristiques à cocher.

On a pris le temps, on s’est imprégné de l’atmosphère. Nous n’avons plus l’habitude de nous ennuyer en vacances, de laisser du vide, tant nous sommes happés par la FOMO, cette fameuse peur de rater quelque chose. Je crois que c’est derrière moi à présent.

Avant de vous partager une liste non-exhaustive de choses à faire et voir ici, je vais vous parler de la page internet sur laquelle vous allez le plus tomber en cherchant des activités, j’ai nommé : GetYourGuide. C’en est même parfois irritant de toujours atterrir sur leur site. D’ailleurs sachez que le site attire avec des prix de prime abord attractifs mais c’est rarement le prix final payé donc faites attention.

Nous avons réservé deux activités avec eux : l’excursion combinée Pompéi + Vésuve, et un atelier de confection de pizza + tiramisu.

Globalement, nous sommes assez déçus des expériences que l’on a trouvé un peu « cheap », beaucoup en sont satisfaits à la lecture des nombreux avis, donc ne me croyez pas sur parole, testez par vous-même. Je vous partage uniquement mon expérience.

L’excursion Pompéi + Vésuve peut paraître intense en une journée, je pense que visiter Pompéi ou Herculanum sur une bonne partie de la journée est sans doute mieux, nous avons eu une visite guidée de 2h, ce qui fait que nous avons vu qu’une infime partie du site. Ceci étant dit, c’était intéressant. Pour le Vésuve, nous avons eu 1h20, ce qui m’a paru suffisant. Il faut compter 20-25 minutes pour monter jusqu’au cratère puis encore 10 minutes pour le longer jusqu’au point accessible.

Pour ce qui est de l’atelier de confection de pizza + tiramisu, je n’ai pas trouvé l’expérience très authentique, c’était dans un restaurant avec des tables mises bout à bout pour faire les stations de travail, c’était annoncé que nous serions dans une cuisine professionnelle, donc petite déception. Nous n’avons pas mis nous-même les pizzas au four, nous exécutions juste une recette, j’aurais voulu un peu plus de transmission de savoir-faire, prendre le temps. Là c’était plutôt la quantité au détriment de la qualité même si le jeune qui animait l’atelier était fort sympathique.

Si vous n’avez pas d’attente comme moi, tout se passera sans doute très bien ! Mais qui dit attente dit souvent frustration/déception…

Voici désormais la liste de choses à faire :

  • Manger une pizza bien sûr ! On est dans le berceau de la Marinara et Margherita !
  • Flâner le long de la Spaccanapoli, cette rue qui fend la ville en deux
  • Monter au château Sant-Elmo via la Via Pedamentina A San Martino pour une vue panoramique de la ville (idéal à la Golden hour, 1h avant le coucher de soleil), ça grimpe !
  • Visiter les souterrains de Naples et les catacombes di San Gennaro
  • Longer le flanc de mer et marcher jusqu’au quartier collinaire de Posillipo
  • Se rendre au marché de Pignasecca et siroter un café pour s’imprégner de l’ambiance
  • Faire un tour à la rue des crèches (via San Gregorio Armeno), une des rues les plus célèbres et donc les plus visitées, en plein coeur du centre historique, elle regorge d’artisans spécialisés dans la fabrication de crèches napolitaines
  • Traîner dans les Quartiers Espagnols et admirer le street art, mais aussi les nombreuses représentations à l’effigie de Maradona
  • Marcher à la Piazza del Plebiscito
  • Admirer les mosaïques et la verrière de la Galleria Umberto I
  • Monter à la Salita Echia au pied de la colline Pizzofalcone pour une vue sur la baie de Naples
  • Visiter un musée : musée archéologique national, musée de Capodimonte, etc.
  • Admirer le christ voilé, une célèbre sculpture en marbre réalisée par Giuseppe Sanmartino et conservée au musée de la chapelle Sansevero
  • Goûter la mozzarella, les sfogliatelle, les cornets de fritures, le babà au rhum, un espresso au comptoir comme les locaux, du limoncello
  • Visiter le cloître de la basilique Santa Chiara
  • Entrer dans les différentes églises qui ont des styles différents comme à chaque occupation, des églises ont été construites, ça donne un éventail de styles divers et variés
  • Se rendre jusqu’au Palais de Caserte, un palais royal et son parc qui figure au patrimoine mondial de l’Unesco, le Versailles italien quoi
  • Prendre un ferry pour les îles : Capri, Eschia et/ou Procida
  • Faire une excursion à Pompéi
  • Grimper au cratère du Vésuve

Notre hébergement et nos adresses pour manger

Hébergement

Nous étions dans le quartier de la Sanità, ce qui nous a permis d’être au coeur de la vie locale. Nous avons beaucoup privilégié la marche pendant notre séjour, on était à 20min à pied du centre historique, et à 5min à pied de la station de métro Museo vers la piazza Cavour.

Notre hébergement était un vrai petit havre de paix au coeur du tumulte urbain, très appréciable après une journée exposée au bruit de la ville. La chambre était spacieuse, très propre, et il y a une terrasse commune où prendre le petit déj et se poser le soir.

Le petit déj n’est pas exceptionnel, plutôt industriel, pas un énorme choix. Je vous recommande plutôt de ne pas prendre le petit déj avec l’hôtel et d’aller plutôt boire un cappuccino et manger un cornetto dans un café en ville. 

La Puteca B&B : https://www.laputeca.it/it/

Nos adresses pour manger

Ce sont surtout des adresses dans notre quartier de la Sanità parce que nous étions KO de nos excursions pédestres de la journée, donc flemme de repartir dans le centre. Ce sont de très bonnes adresses ceci étant dit :

On avait aussi une bonne gelateria dans le quartier : Annarè 

Y’a un café qu’on a bien aimé parce qu’il est assez exposé au vent et qu’il faisait très chaud mi-juillet, leur sfogliatella est très bonne  : Ba-bar 

Ensuite, deux adresses à Pignasecca : 

  • Pasticceria Luciano Mazzone (leurs pâtisseries sont excellentes)
  • Trattoria Pignasecca (ils étaient momentanément en panne d’électricité, du coup on a pris salade caprese et une autre aussi à base de tomate et mozza, leur mozzarella est incroyable, la meilleure que j’ai goûté de ma vie)

En Italie, vous verrez souvent coperto sur votre addition, c’est une vieille tradition. Au Moyen-Âge, les voyageurs apportaient leur propre nourriture dans les auberges et payaient une petite taxe pour s’asseoir, utiliser la table et bénéficier d’un endroit abrité. 

Ce frais de couvert aujourd’hui couvre le service à table, la mise en table (couverts, nappe, vaisselle), le pain et parfois les gressins. Il s’élève de 1,50€ à 4€ par personne.

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