Mi-juillet, j’ai décidé de désinstaller Instagram. Cette plate-forme que j’utilise depuis une quinzaine d’années, dont ces 5 dernières à titre surtout professionnel. Cette décision a été le fruit d’une longue réflexion de deux années. Des enjeux étaient présents, Instagram était mon canal principal de communication et d’acquisition clients.
Alors qu’en est-il après 6 semaines d’arrêt ? Ai-je envie de reprendre ? Quelles observations ai-je pu faire durant cette période ?
Une première observation immédiate
Ce qui m’a frappé assez rapidement, c’est la facilité déconcertante avec laquelle j’ai réussi à couper. J’ai désinstallé de mon téléphone Instagram, mais aussi Youtube et Facebook. Deux autres plate-formes où j’allais pour scroller quand me prenait des envies de désinstaller Insta.
Du jour au lendemain, c’est comme si j’étais devenue une personne qui n’avait jamais eu de vie digitale sur les réseaux. Pas de manque, pas de réflexes habituels à chercher l’appli, à la taper dans la barre de recherche de mon ordinateur, rien. Nada. C’était surprenant. Parce que depuis des années, je partage énormément, notamment en stories, sur Instagram.
Un shift semble s’être opéré, comme si le temps était venu tout simplement. Et j’ai senti que cette coupure ne serait pas temporaire…
Occuper son temps autrement
Quelques heures à peine après, j’ai très vite eu envie d’écrire. J’ai installé Substack. Alors je sais ce que vous allez sans doute penser : elle a remplacé ses applis par une autre. Alors j’ai une petite statistique pour vous : mon temps d’écran Substack en août s’élève à 1h46m contre 34h32m pour Instagram uniquement en juillet en sachant que je l’ai désinstallé autour du 20 ! Et 18h49 pour Youtube soit un cumul de 52h… Donc non, je n’ai pas cherché un remplaçant.
D’ailleurs j’ai assez vite déchanté de Substack, beaucoup de monde arrive pas raz-le-bol d’Instagram mais bon nombre retombe dans une dynamique ultra-productiviste. Moi j’y suis allée en mode slow pour partager des pensées à l’écrit quand ça m’enchante.
Alors j’ai écrit, mais pas forcément que sur Substack. J’ai rédigé plus d’emails, de newsletter, j’ai repris goût à ça. D’ailleurs, si tu souhaites recevoir mes news par email, tu peux t’inscrire ici. J’ai aussi repris l’écriture dans mes petits carnets. Ça m’a reconnecté plus en profondeur à mon monde intérieur et aux résonances entre ce que je traverse et ce que mon environnement me communique, des synchronicités, des symboliques que je perçois plus consciemment, et des rêves très parlants donc je me souviens et que je prends le temps de reporter sur un carnet dédié.
J’ai passé plus de temps à bouger, à faire du vélo, à réécouter des podcasts, et à lire. Depuis l’arrêt d’Instagram, j’ai quand même lu 17 livres ! J’ai également avancé dans toutes ces formations que j’ai acheté année après année. Ça en laisse du temps de ne plus faire défiler son écran !
Cette coupure m’a donc rappelé tout ce que l’on peut faire en une journée !
Des liens qui perdurent
J’ai eu grand plaisir à constater aussi que les liens qui se sont tissés au fil des années présente sur Instagram, ont perduré au-delà de ma présence sur la plate-forme. J’ai eu plus de retours à mes newsletter, bon faut dire que je n’en envoyais plus trop aussi, mais quand même. J’ai reçu des messages sur Whatsapp pour prendre de mes nouvelles ou me partager un retour sur l’écoute d’un épisode de podcast. C’est gratifiant parce que c’est vraiment le côté positif d’Instagram, les rencontres que j’ai pu y faire et qui sont loin d’être superficielles.
Créativité et remise en question
Le vide laissé par la désinstallation d’Instagram a laissé place à ma créativité et à mon inspiration. Elles sont revenues rapidement et je sentais que ça partait de moi, plus d’influences extérieures parce que surchargées d’informations et de nouveautés après chaque session sur l’appli.
Et professionnellement, c’est une contrainte de ne plus avoir Instagram, par contre ça m’oblige à redoubler de créativité ! D’ailleurs j’ai écouté un podcast de Charles Pépin, dans son émission « Sous le soleil de Platon », où il aborde ce lien entre contrainte et créativité. Si tu veux l’écouter, c’est disponible ici.
Aussi, pendant cette période de 6 semaines, j’ai eu une réalisation : je suis capable de focaliser sur un seul sujet. Je me suis souvent mise dans la case « multi » parce que j’ai de multiples centres d’intérêt, une curiosité intellectuelle, et j’ai eu tendance ces cinq dernières années à partir dans tous les sens. Et puis là, sans cette stimulation constante des réseaux, j’ai réalisé que mon attention se portait vers un seul domaine : l’astrologie. Et mon envie d’approfondir ce sujet encore et encore n’a de cesse d’augmenter. C’est ça qui me nourrit lorsque je ne suis plus sous l’influence d’un algorithme, c’est ça qui reste. Donc j’en ai déduis que ma dispersion était aussi corrélée à l’usage intensif des réseaux et des écrans.
Je cultive mon temps avec des choses qui nourrissent mon esprit, je sens que je développe à nouveau mon langage, ma pensée, ma qualité de présence, et donc aussi ma concentration.
Vitalité et conscience
Pour terminer, deux choses que j’ai observé :
- Une qualité de présence nettement augmentée : je sors souvent sans mon téléphone, parfois je me lève et je me demande seulement où il est au bout de 3h. Je mange en conscience sans être sur mon téléphone. Je suis beaucoup plus attentive et réceptive à ce qui m’entoure.
- Moins de flemme : je fais les choses. Parce que clairement quand je rentrais avant et que je me récompensais avec une session de scroll sur Insta pour me « détendre », en me disant que je prenais juste 15min, je finissais par y reste 1h voire 1h30. Et le temps passait, fallait se faire à manger, et tout ce que j’avais vu que je devais faire ou que j’aurais pu faire pendant ce temps-là, ça passait à la trappe. J’avais envie de rien. Ça a radicalement changé.
Si ça t’a plu, je t’invite à écouter l’épisode 121 de mon podcast « Vie sous dopamine » : écoutez ici.
