En juillet, j’ai décidé de désinstaller Instagram. Une décision prise après des mois de réflexion et d’hésitation sur le choix à faire. Dans l’épisode précédent, je te partageais mon bilan après 6 semaines d’arrêt de la plateforme et les bénéfices que j’en ai retiré au niveau personnel. Mais qu’en est-il de la sphère professionnelle ? Comment rebondir lorsque qu’Instagram a été le canal principal de communication de son activité indépendante pendant des années ? C’est l’objet de cet épisode.
Que me reste t-il sans Instagram ?
C’est la question que je me suis posée lorsque j’ai remis le nez dans mon activité après une pause estivale bien appréciée. J’ai réalisé que je ne repartais pas de zéro. À mon actif, une émission de podcast que j’anime depuis 2020 : Élévation. Ce n’est pas rien. C’est un canal de communication important.
Sauf que… je n’ai jamais réellement perçu mon podcast comme un média de communication et de visibilité pour mon activité. Rare sont les fois où je pense à y parler de mes offres. Et c’est une erreur. Mais voilà, j’avais peur de déranger, d’être hors sujet, de passer pour une vendeuse de tapis en gros. Bien heureusement, mon mental a évolué et profondément changé. Je n’aborde plus mon activité avec la même posture qu’autrefois. Une véritable mue s’est opérée et aujourd’hui, mon podcast est un moyen de communication à part entière. J’y offre beaucoup de contenus, je m’éclate à enregistrer des épisodes, mais j’ai aussi le droit de prendre le temps d’y parler de ce que je propose.
Un changement qui sera certainement perçu par les plus fidèles auditeurs/rices des débuts. J’ai également créé une nouvelle émission de podcast en cette rentrée 2026, Self-Love Cosmique, 100% dédié à l’astrologie, qui elle aussi, devient un média de visibilité à part entière.
Mon énergie va donc énormément s’investir et se focaliser sur le podcasting.
Explorer des alternatives
Substack, un réseau en pleine évolution
Ce que j’aime profondément et ce qui m’anime, me procure du plaisir, c’est l’échange et l’écriture. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai tant aimé Instagram pendant des années. J’y ai fais de nombreuses rencontres, virtuelles ou réelles, et j’adorais le côté « social » de ce réseau. La plateforme a évolué, l’IA est arrivé, bref, j’en avais marre de vivre sous algorithme.
Le piège est donc de ne PAS retomber dans le même mécanisme, le même schéma, que sur Instagram où je me suis quand même bien épuisée sur la fin.
Lorsque j’ai arrêté Insta, j’ai installé Substack. J’en avais vaguement entendu parler depuis quelques années, notamment pour des newsletters, et j’ai eu la curiosité de m’y pencher un peu plus sérieusement. L’idée n’était pas du tout de compenser l’absence d’Instagram, je t’en ai d’ailleurs parler dans cet article en te partageant mes temps d’écran.
Dés que je suis arrivée sur Substack, j’ai été soulagé. Soulagée de voir que d’autres personnes aspiraient également à une autre forme de partage, plus lente, moins productive. J’ai commencé à lire des articles que j’ai trouvé profondément intelligent, et cette intelligence m’a fait du bien. Je n’avais plus l’impression de gaspiller mon temps ni de baigner dans un climat uniformisé et anxiogène.
Cependant, très très rapidement, j’ai vu émerger aussi une vague de nouveaux inscrits à Substack qui retombaient vite dans les automatismes d’Instagram, mais aussi ceux et celles qui ont flairé la bonne affaire et se sont exportés sur Substack d’un point de vue purement stratégique. Car oui, beaucoup migrent sur Substack dans l’optique de quitter Instagram. Et pour le business, ça reste une stratégie de visibilité, une sorte d’océan bleu aussi (terme business qui désigne un espace stratégique non exploité) avec un champ des possibles ouvert pour prendre une place de leader dans un domaine encore peu exploité sur le réseau.
J’espère que Substack parviendra à conserver son ADN qui reste l’écriture et le partage de pensées. En ce qui me concerne, je n’ai aucune stratégie à ce jour sur ce réseau, je n’ai pas envie de repartir dans des mécanismes comme sur Instagram et pas non plus envie de m’éparpiller dans tous les sens.
Ma liste email
Autre média de communication négligé ces dernières années : ma liste de diffusion email.
Comme je n’en ai pas pris soin et que j’ai « vivoté » pendant des années dans mon activité, en faisant régulièrement des pivots, en ayant plusieurs casquettes, créant un peu de confusion mais aussi une difficulté pour moi à canaliser mon message et à donc attirer une audience vers un sujet spécifique, je mettais de côté l’emailing. Quand l’envie se faisait, j’en envoyais un, mais sans aucune stratégie ni vision derrière.
Aujourd’hui, en plus d’avoir arrêté Instagram, je suis aussi devenu moins « multi », et plus focalisée sur une seule thématique et porte d’entrée : l’astrologie. Ça devient mon activité principale et ça m’a demandé de faire table rase du passé. Pas toujours évident quand on garde beaucoup de choses sous le coude pour les « au cas où ». Mais choisir c’est renoncer, et ça a du bon.
J’ai donc à coeur de développer ma liste email qui est petite à ce jour, enfin quand même un peu plus d’une centaine d’abonnés. Et ce qui compte ce n’est pas nécessairement la quantité mais la qualité des inscrit-es à cette liste de diffusion. Depuis juillet, j’ai eu l’élan d’écrire à nouveau et de partager davantage via ce moyen de communication. J’envoie une newsletter mensuelle personnelle et intime, un email mensuel « Passion Lecture » où je partage mes lectures du mois, car c’est une grande passion. Mais aussi des emails de promotion de mes offres, d’astrologie, et d’annonce des nouveaux contenus (épisodes de podcast, vidéos Youtube).
Je pense que ça va s’affiner dans les mois à venir, ce sera intéressant de suivre l’évolution et de vous partager des chiffres, des statistiques. Je réfléchis présentement à comment agrandir ma liste email. Si tu souhaites t’inscrire à cette liste email, tu peux le faire ici.
Les communautés en ligne ou en présentiel
J’aime profondément être au contact des autres, notamment autour d’un sujet, d’une thématique commune. Du coup, je me suis reconnectée à Facebook ! Je sais ce que tu penses, c’est has been. Mais l’avantage, c’est que je ne vais pas y devenir addict, je ne consulte ce réseau que depuis mon ordi, et j’y suis retournée parce qu’on peut y trouver des groupes.
Et dans ces groupes, je partage mes sorties d’épisodes de podcast, entre autres. Que ce soit dans des groupes dédiés au podcasting, ou des groupes dédiés à l’astrologie ou encore aux entrepreneurs de ma région. J’aime créer du lien.
L’avantage c’est que j’y passe quelques minutes seulement et ça me permet d’avoir une petite routine de visibilité. Ça mange pas de pain comme on dit !
Je m’intéresse aussi de plus en plus au présentiel, à des événements dans ma ville ou aux alentours. J’en ai beaucoup organisé de ma propre initiative (ateliers, petit déj d’entrepreneurs), et ça m’a permis de rencontrer des personnes qui sont devenues des ami-es, des client-es. J’ai envie de renouer avec ça.
Et dernière chose, je sais que beaucoup juge cela inutile et pourtant je suis très bon public pour ça, c’est les cartes de visite et les flyers ! Et oui, revenir au papier. C’est quelque chose que j’aime, un réflexe que j’ai automatiquement quand je vais à ma Biocoop ou dans des cafés/brunch de ma ville, y’a souvent des cartes de visite, des flyers, et j’en embarque, et ça m’a permis de découvrir pas mal de monde. Donc pourquoi pas, c’est un coût peu élevé pour un peu de visibilité.
Voilà comment je développe une visibilité en dehors d’Instagram. Je n’ai pas assez de recul au moment présent pour te partager un bilan factuel avec des chiffres, histoire de poser des statistiques et des résultats sur les actions engagées, ça viendra d’ici quelques mois, je vous ferai une mise à jour sur tout ça.