Parlons d’un sujet d’envergure sociétale j’ai envie de dire : le cycle féminin, et plus exactement une phase particulière de ce cycle, j’ai nommé le syndrome prémenstruel (SPM). Plus en profondeur encore, il existe le Trouble Dysphorique Pré-Menstruel (TDPM), encore trop peu connu et minimisé alors que des femmes traversent une véritable souffrance répétée chaque mois. Selon l’association TDPM France, environ 70% des personnes menstruées souffrent du SPM et entre 1,8 et 5,8% du TDPM. Étant mal diagnostiqué, la statistique est certainement plus élevée.
Cet épisode est un partage d’expérience personnelle, des symptômes que je vis et ceux aussi mentionnés sur le site de l’association citée plus haut, ainsi que les pistes que j’ai choisi d’explorer pour tenter d’apaiser la détresse mensuelle par laquelle je passe.
⚠️ Disclaimer : cet épisode ne remplace pas un avis médical. Le SPM et TDPM peuvent nécessiter un accompagnement professionnel, notamment lorsque les symptômes sont intenses ou ont un impact important sur la vie quotidienne.
SPM et TDPM : de quoi parle t-on au juste ?
En tant que femme, pour la majorité d’entre nous, nous traversons chaque mois 4 phases :
- La phase menstruelle
- La phase pré-ovulatoire
- La phase ovulatoire
- La phase pré-menstruelle
Source : https://www.jamiapp.com/blog/comprendre-les-differentes-phases-de-mon-cycle
Environ 80% des femmes affirment expérimenter au moins un symptôme pré-menstruel chaque mois. 20 à 40% d’entre elles expriment que cette phase a un impact significatif sur leur vie quotidienne, et pour environ 5%, une forme sévère qui pourrait être un trouble dysphorique prémenstruel.
Le Syndrome Pré-Menstruel (SPM) est défini comme un ensemble de symptômes physiques et psychologiques qui débutent quelques jours avant la période menstruelle. Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme de SPM dans lequel les symptômes sont si graves qu’ils peuvent perturber le travail, les activités sociales ou les relations avec l’entourage. (source : msdmanuals.com).
Les symptômes courants du SPM et du TDPM
Pour le SPM :
- Des symptômes physiques : ballonnements, maux de dos, céphalées, fatigue, difficultés d’endormissement ou insomnies, prise de poids, problèmes cutanés, constipation, etc.
- Des symptômes psychologiques : anxiété, troubles de mémoire, difficulté à se concentrer, crises de pleurs, irritabilité, irascibilité, etc.
Pour le TDPM :
À noter que le Trouble Dysphorique Pré-menstruel est une forme sévère du syndrome prémenstruel répertoriée dans le DSM-5 (le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). Son diagnostic nécessite la présence d’au moins 5 symptômes survenant durant la deuxième moitié du cycle (phase lutéale) et s’estompant rapidement après l’arrivée des règles.
Les symptômes doivent inclure au moins l’un de ces éléments :
- Humeurs changeantes
- Irritabilité, colère, conflits avec son entourage
- Déprime sévère
- Anxiété, nervosité
Les symptômes doivent également inclure au moins l’un des éléments suivants :
- Diminution de l’intérêt pour les activités habituelles
- Difficulté à se concentrer
- Fatigue
- Changements notables dans l’appétit, boulimie
- Problèmes de sommeil (difficultés à s’endormir, à rester endormie ou sommeil excessif)
- Sentiment d’être débordée
- Symptômes physiques du SPM tel que sensibilité des seins
Mon partage d'expérience personnelle
Pour le contexte autour de mon cycle, j’ai commencé à prendre une pilule contraceptive de mes 16 et à mes 29 ans. Pour moi c’était normal de ne pas avoir de libido, ni de symptômes, de la sècheresse vaginale et de parfois même sauter volontairement mes règles en enchaînant la prise de la pilule. J’étais complètement déconnectée de mon corps et de son rythme naturel.
À 29 ans, je vis un avortement. À cette période je sors d’une relation violente et toxique. Je rentre en France car je vivais à l’étranger, je traverse l’avortement et je décide de ne pas reprendre de contraception car je n’ai de toute façon aucune envie d’intimité. Pendant 2 ans, je traverse un désert intime et affectif, j’avais besoin de me ré-approprier mon corps et surtout de faire mon deuil. Spoiler alert : ça prendra beaucoup d’années. Aujourd’hui, j’ai bientôt 38 ans.
C’est donc à cette époque que je découvre ce que c’est de vivre avec un cycle naturel, sans contraception hormonale qui me dérègule mon système interne. Je finis par retrouver quelqu’un, je refais une tentative de prise de pilule qui ne durera pas, puis je finis par installer un stérilet au cuivre, qui a été très difficile à mettre, mais que j’ai très bien supporté.
Quelques années avant l’arrêt de la pilule, j’étais tombée sur un livre de Miranda Gray « La femme optimale, et je découvrais toute la magie que pouvait être mon cycle si j’étais à l’écoute et dans le respect de mes phases. Chose qui n’est pas toujours facile dans notre société basée sur un fonctionnement linéaire, pour ne pas dire patriarcal. Et je mets à part les cas difficiles comme l’endométriose, le SOPK, etc.
J’ai toujours eu un SPM fort, violent, mais je pensais que c’était la normalité. Et depuis cette année, j’observe et je vis quelque chose de plus intense, plus profond, et plus douloureux avec une vraie détresse chaque mois. J’ai donc décidé de faire des recherches et je suis tombée sur le terme du TDPM que je ne connaissais pas. Je me suis tout de suite reconnue dans les symptômes.
Chaque mois, je suis au fond du trou quelques jours après la fin de la phase ovulatoire, et un switch s’opère dés que mes règles arrivent. Comme un interrupteur jour/nuit. Je redeviens moi alors que pendant quelques jours je ne me reconnais plus et je me sens impuissante. Je traverse une phase où je me sens comme une merde, incapable de rien, et je me dis que j’ai complètement raté ma vie. J’ai besoin de beaucoup dormir car je ressens une grosse fatigue sans comprendre pourquoi, mes articulations sont très douloureuses à en être véritablement tordue, sans parler de mes lombaires ou encore de ma poitrine, et j’ai des grosses crises alimentaires par-dessus le marché.
Sachez que ce n’est pas normal.
Les pistes que j'explore pour apaiser
Si vous m’écoutez depuis longtemps sur le podcast, vous savez que je milite pour un bien-être holistique, global, qui prend en compte l’humain à 360 degrés. Je ne suis pas contre le médical, mais j’ai une approche préventive de la santé et non curative comme c’est le cas chez nous en France. Il y a 2-3 mois de ça environ, je me sentais tellement mal que j’ai écris à ma sage-femme (y’a de moins en moins de gynécologues) pour lui demander un rdv pour explorer la piste du TDPM car je me reconnais exactement dans les symptômes et que j’ai besoin de solutions.
Elle m’a confirmée une piste, celle de me complémenter en magnésium. Je suis souvent carencée, comme environ 70% de la population avec nos modes de vie moderne. D’ailleurs j’ai fais un article sur le sujet pour bien choisir son magnésium, et un épisode de podcast sur les compléments alimentaires.
J’ai donc fais une prise de sang et effectivement, j’étais dans les chaussettes au niveau de mes taux, non seulement du magnésium mais aussi du fer. Donc je me complémente depuis, j’utilise la marque Sunday Natural et j’ai leur Magnésium bisglycinate et leur bisglycinate de fer couplé à de la vitamine C. Si ça t’interesse, avec mon lien de parainnage, tu peux bénéficier de -10€ sur ta première commande.
Ma sage femme ne m’a pas vraiment proposé d’autres alternatives, on a passé en revu mon mode de vie, mon alimentation, mon hydratation, tout est ok de ce côté.
J’ai donc exploré une autre piste parce que visiblement les compléments, même si je sens qu’ils me font du bien, surtout sur le sommeil et le stress, ne suffisent pas. Mon chéri me conseillait de passer à l’herboristerie de ma ville. D’ailleurs, si tu es sur Annecy, il s’agit de Brin d’herbe. Et la vendeuse/conseillère avait l’air de vraiment comprendre ce que je vivais pour le traverser elle-même et m’a recommandé de tester une cure de Gattilier. D’ailleurs ils en vendent sur le site des compléments que je t’ai partagé, Sunday Natural.
Le Gatillier est reconnu pour réguler le cycle menstruel en agissant sur l’équilibre hormonal notamment en augmentant la production de progestérone. Ses bienfaits peuvent prendre du temps comme il s’agit d’une solution naturelle, j’aurais plus de visibilité d’ici 3-4 mois de prise pour savoir si oui ou non, ça aide à mieux vivre mon cycle.
Les autres solutions à explorer
Il y a mes propres pistes que je vous ai partagé avec notamment un check-up de vos niveaux en magnésium notamment via prise de sang (idéalement un test erythrocytaire si les labos le proposent où vous êtes).
Et voici les autres solutions proposées, que vous pouvez aussi retrouvées sur le site de TDPM France :
- Agir et ajuster son mode de vie : limiter les excitants (café, alcool, sucre, etc.), favoriser la prise de magnésium, prendre soin de son sommeil (rituel calme avant endormissement, heures régulières de coucher, etc.), avoir une activité physique, éviter de prendre des décisions majeures pendant les crises, favoriser une alimentation anti-inflammatoire…
- Prise de traitement hormonal : étudier avec un-e professionnel-le de santé la prise d’un contraceptif oestro-progestatif, ou évoquer la possibilité de la prise d’un antidépresseur (type inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS))
- Entamer un suivi psychologique : notamment la thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
Ces méthodes doivent prendre en compte la subjectivité et la singularité de chacune.
Ressources annexes sur le cycle féminin :
📚 Livres
- Cycle féminin et contraceptions naturelles : pour une féminité consciente et épanouie d’Audrey Guillemaud
- La femme optimale de Miranda Gray
💸 Code de réduction
Bénéficie de -10€ sur ta première commande chez Sunday Natural avec mon lien de parrainage : clique ici